Une revue de livre par Emmanuel Martin- Le 15 janvier 2010. L’économiste et politologue américain Thomas Sowell a signé un autre ouvrage décapant sur la politique américaine. Il s’attaque dans « The housing boom and bust » (le boom et le krach immobilier) à de nombreux mythes propagés par la classe politique et certains idéologues, à propos des origines de la crise immobilière américaine. De nombreux commentateurs francophones seraient bien inspirés de lire cet ouvrage, assez simple d’accès, qui démonte l’histoire « officielle » de la crise.
L’histoire officielle, c’est bien évidemment que de méchants banquiers et « mort-gage brokers » ont roulé des tas de gens par avidité et que le système de libre marché a conduit le monde à la catastrophe. De Rocard à Sarkozy, les hommes politiques ont relayé le message. Sauf que, comme le montre Sowell, la réalité est tout autre. Bien sûr les banquiers et Wall Street ont une part de responsabilité. Mais peut-être pas si grande en comparaison avec d’autres. Le « libre marché » n’est pas le coupable idéal : en réalité, il faut s’intéresser à la politique et à ses méandres pour parvenir à lire le dessous des cartes de cette crise sans précédent.
D’abord comment expliquer le boom immobilier américain, qui n’était pas national mais localisé dans certaines agglomérations ? Les politiques foncières restrictives, bloquant le marché, ont fait grimpé les prix. Parallèlement, la politique monétaire a favorisé des taux d’intérêt très bas, Bush a poussé pour une réduction de l’apport personnel, les banques, avec l’accord de la régulation publique, ont proposé des prêts à taux variablesEconomiquement le boom s’explique donc très bien par cette conjonction de facteurs… politiques.
Depuis des années les politiciens américains sont obsédés par le « logement abordable » et ont fait pression de diverses manières pour faire avancer cet objectif. Plutôt que de financer directement des logements sociaux, ils ont préféré abaisser les standards des dossiers de demande de prêt pour que les pauvres puisse emprunter pour acheter, et ont utilisé Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants – privés mais supervisés par l’administration américaine – du refinancement hypothécaire (45% du marché juste avant la crise). Des hommes politiques comme Barney Frank ont poussé pour la prise de risque excessive par ces agences, de manière à couvrir des ménages emprunteurs qui n’auraient pas dû l’être selon des critères de risque habituels de marché. Le livre a plusieurs passages croustillants sur la manière dont ces hommes politiques tentent d’échapper à leur responsabilité.
L’ouvrage est très éclairant aussi sur les mouvements anti-discrimination et leurs connexions politiques. Ces mouvements, comme le célèbre ACORN, ont exercé des pressions sur les banques pour qu’elles prêtent à des ménages des minorités qui ne satisfaisaient pas les standards de prêts. L’arme de la « discrimination raciale » a fonctionné à plein. Surtout avec un ministre de la justice comme Janet Reno sous Clinton, qui imposait littéralement des quotas raciaux aux banques pour leurs prêts. Il faut comprendre que des tas d’autorisation, comme l’ouverture d’une branche, dépendait du « bon comportement » des banques en la matière… Vous avez dit « libre marché » ?Les exemples s’amoncellent et Sowell démontre comment les mécanismes de marché d’évaluation du risque ont été délibérément court-circuités par les hommes politiques. Le problème c’est que la responsabilité de tout le système a été court-circuitée, avec un mécanisme de titrisation des dettes des ménages qui s’est transformé en jeu de la patate chaude. La conjonction de ces politiques de taux d’intérêt faible, de réduction de l’apport personnel, de garantie de prêts hypothécaires dangereux, de restrictions foncières a logiquement donné lieu à une spéculation. Mais quand le marché s’est retourné…
Sowell analyse alors le jeu de la désignation des boucs émissaires par les hommes politiques. Mais il n’y a en fait rien de nouveau sous le soleil : depuis des décennies les hommes politiques interviennent sur les marchés, prétendant « solutionner » un problème mais ne font en réalité qu’empêcher les marchés de s’ajuster et créent donc un nouveau problème… qu’il faudra encore « solutionner ». C’est tout la dynamique interventionniste fondée sur la correction d’erreurs, qui génère de nouvelles erreurs, qui appellent de nouvelles interventions etc. Un effet boule de neige en somme. Mais la rhétorique officielle blâme les marchés, qu’on empêche de s’ajuster, pas les interventions politiques.
Sowell décortique avec une grande finesse toute cette rhétorique politique qui habille ces décisions et maquille les processus réels. Il revient à cet égard sur le mythe du New Deal qui aurait sorti l’Amérique de la Grande dépression. Il montre chiffres à l’appui, que le New Deal de Roosevelt a en réalité prolongé cette dernière, tout comme les politiques similaires de Hoover avant 1933. Le parallèle avec les plans de relance actuels est alors saisissant. Mais Sowell va plus loin : les « réformes » et nouvelles institutions crées à l’occasion d’une grande crise sont-elles décidées pour solutionner la crise ou pour pérenniser, à l’occasion de la crise, certains mécanismes politisés ? Si on regarde le plan de relance américain qui a été voté dans la plus grande hâte et dans un climat de peur, empêchant ainsi toute opposition, alors que ses effets seront diffusés lentement, on peut effectivement se poser la question.
Les réflexions de Sowell sortent des sentiers battus et ont l’avantage de démêler les nœuds de la rhétorique habituelle sur la crise. En débusquant les mécanismes politiciens à l’œuvre derrière certaines décisions, la face cachée de la crise s’éclaire. Ce livre doit impérativement être lu par ceux qui veulent un travail sérieux sur les mécanismes qui ont conduit à la crise. Ce type d’ouvrage fait malheureusement encore défaut en langue française. Quelque éditeur serait bien inspiré de le faire traduire.
Thomas Sowell The housing boom and Bust, Basic Books, 2009.
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Acheter immobilier en
Acheter immobilier en Russie
Le plus grand pays du monde connaît également le plus grand changement de son histoire. L’économie de marche fait sa place et l’immobilier explose, les investisseurs étrangers regardent donc le pays avec grand intérêt.
La ville de Moscou est évidemment au centre des intérêts des investisseurs, poussant les prix à la hausse. Avec une économie en hausse grâce aux rentes pétrolières, la consommation augmente fortement et les prix de vente et de location des propriétés ont décolles. Les retour sur investissement avoisine les 9/11% par an.
Les prix de l’immobilier n’ont cesse d’augmenter depuis 2002, même si 2005 a connu une baisse au niveau du rythme de la croissance.
La propriété est enregistre dans le registre national, ou tous les détails du bien et les changements de propriétaires sont notes. Il n’y a pas de timbre fiscal à acheter durant l’achat d’une propriété, mais il y a des frais de 300 euros pour le nouvel enregistrement de propriété. Il n’existe pas de restrictions pour les acheteurs étrangers.
Les prix sont donnes en dollars américains. Dans le centre de Moscou, les prix commencent à 80 000 USD pour un T1. La fourchette des budgets des étrangers est de 150000/500000USD.
A l’extérieur de Moscou on trouve également de très nombreuses opportunités. Les cottages dans la région de Moscou poussent comme des champignons… les ventes sur plan connaissant une croissance de 25/50% annuel, mais le processus de construction est lent et est assez risque.
Les autres régions les plus attractives sont la ville de St Petersbourg et la cote de la mer Noire.
Comme tout pays en développement, la Russie n’attire pas forcement un grand nombre d’acheteur, mais les coûts de transaction sont faibles. L’achat locatif offre un loyer de 12mois par an quasi-certain.
A savoir
La création d’une société n’est pas obligatoire en Russie. Lors de la revente d’un bien, les propriétaires étrangers sont soumis à une taxe sur la plus-value de 30%.
Les non-résidents ne peuvent transférer des fonds en provenance ou vers la Russie sans avoir de preuve sur la source.
Les coûts de la transaction sont traditionnellement payes par l’acheteur, ils ne dépassent généralement pas 500USD. Ceci inclut l’enregistrement du contrat, la traduction des documents vers le français.
Le prix d’achat de la propriété inclus la commission de l’agent immobilier, qui correspond a 2/4% du prix de vente.